19
mar
2009
Vous habitez en appartement et rêvez d’adopter un chat ou un chaton. Voici quelques conseils pour bien choisir le compagnon qui saura s’adapter à une vie sans accès à l’extérieur.
Il est communément admis qu’un chat peut être tout à fait « heureux » en appartement. Ce n’est pas toujours vrai ! En effet, certains chats ne pourront jamais s’adapter à la vie en appartement. Pour comprendre pourquoi, il faut s’intéresser à l’histoire du chat.
Au commencement, le chaton : les conditions de développement du chaton sont déterminantes pour sa vie future de chat. Si votre chat a vécu suffisamment longtemps en extérieur lors de son jeune âge, il y a fort à parier que son potentiel de chasseur ait été développé. En effet, au contact d’un environnement riche en stimulations de type naturelles (proies, congénères…) les comportements naturels (ou « primitifs ») du chat apparaissent. En fait, l’animal développe les comportements dont il a besoin pour survivre dans le milieu dans lequel il se trouve. Les comportements utiles à la survie et les réflexes acquis s’encrent ensuite dans la personnalité de l’animal. Adulte, le chat ne peut plus revenir en arrière. Ainsi, un chat ayant toujours vécu en extérieur aura un fort besoin d’activité. Pour son équilibre, il lui faudra désormais vivre dans un milieu adapté, suffisamment riche en stimulations (d’un point de vue quantitatif et qualitatif). Ce chat aura certainement beaucoup de mal à s’adapter à la vie sans jardin !
Pour la vie en appartement, choisissez plutôt un chaton ou un chat adulte n’ayant pas connu l’extérieur. Mais attention ! N’oubliez pas que même un chat d’appartement a besoin d’activité ! Seulement, c’est vous qui en devenez son « fournisseur officiel ». Il vous faudra donc jouer avec votre animal mais aussi faire preuve d’imagination pour lui apporter de nouvelles stimulations.
Le petit conseil en plus : Attention si vous laissez sortir votre chat d’appartement en week-end ou en vacances ! En effet, même si l’environnement de l’appartement n’est pas suffisant pour stimuler l’expression de tous les comportements naturels de votre chat, certains restent potentiellement présents et peuvent s’exprimer si le chat est confronté au monde extérieur. Le retour à la maison sans accès à l’extérieur risque de générer de la frustration… et quelques comportements gênants ! Si vous êtes amené à sortir régulièrement votre chat (qui vit en appartement), vous pouvez consulter un comportementaliste qui vous aidera à organiser les sorties et à les gérer au mieux, de manière à générer le moins de frustration possible pour votre chat…
Julie Decompte
www.comportementaliste-chien-chat.fr
Tags: activité, appartement, chat

12 juillet 2009 à 13 h 04 min
Bonjour,
j’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article du 19 mars sur le choix d’un chat pour vivre en appartement.
En fait, j’ai un chat que je n’ai pas choisi, mais qu’on m’avait confié il y a un an car abandonnée et sur le point de mettre bas. Ce chat donc, aurait été adopté à deux mois par une personne de la résidence où j’habite, aurait vécu en appartement, puis au moment des premières chaleurs se serait sauvé. Il, ou mieux elle a vécu donc « dans la rue », plutôt dans le grand jardin et les environ de cette résidence de banlieue pendant toute la gestation. Selon votre article, pour survivre elle a dû sortir son « instinct ».
Puis elle a été attrapée par une dame (qui a adopté 12 chats de rue), mais comme cette chatte ne supportait pas la présence des autres chats, elle me l’a confiée, en principe, le temps que les chatons soient sevrés. Mais son comportement au bout d’un mois a changé, elle est devenue très agressive au moments ou les petits chatons ont commencé a sortir de leur couchage. Je ne pouvais plus l’approcher et j’ai fait appel à un vétérinaire comportementaliste qui m’a expliqué qu’elle avait dû subir des traumatismes et son seuil de résistance au stress avait été atteint. Je n’étais pas décidée à la garder mais j’ai été un peu influencée par cette dame aux douze chats, me disant que après la stérilisation elle serait beaucoup plus calme et tout irait bien.
En fait je crois qu’elle a passé tout l’hiver dans un état de frustration, tout le temps en demande de jeu et dès que le printemps est arrivée elle était très heureuse d’aller sur le balcon, mais elle a commencé à grimper sur le rebord, à vouloir aller de là sur le rebords des fenêtres: très dangereux car j’habite au 4ème étage.
Enfin, ma question est: est-ce que c’est le fait d’avoir vécu en « liberté » totale pendant plusieurs mois qui l’a rendue comme ça? Est-ce que ce serait mieux si je trouvais une solution pour elle différente, si je cherchais à la faire adopter par quelqu’un qui a un jardin ou mieux qui habite à la campagne? D’autant plus que j’envisage de déménager dans un appartement beaucoup plus petit que celui-ci.
Je suis tiraillée car dans l’appartement elle est attachée à ma personne, elle est caline et affectueuse, on ne peut pas dire qu’elle soit sauvage, mais je sens qu’elle est frustrée.
Un jour je l’ai amenée dans le jardin de la résidence en pensant qu’elle resteraii près de moi, mais en deux seconde elle s’est sauvée et c’était comme si elle ne me reconnaissait plus. J’ai mis trois jours pour la retrouver.
Voilà ce qui peut arriver quand on adopte un chat qui a connu la liberté.
merci beaucoup d’avance pour votre réponse
Liliana
15 juillet 2009 à 8 h 03 min
Bonjour,
Merci de l’intérêt que vous portez à cet article. Certains individus semblent en effet mieux adaptés à vivre en appartement que d’autres. Chaque cohabitation est unique et trouver l’équilibre entre les attentes des propriétaires et les besoins de leur animal est parfois difficile. En ce qui concerne votre histoire et celle de votre chat, vous comprendrez certainement que l’on ne peut ni évaluer une cohabitation, ni décider de l’avenir d’un animal par « blog interposé »… Pour vous conseiller et vous apporter les éléments de réflexion nécessaires à votre prise de décision, un entretien avec un comportementaliste serait à mon avis, le plus approprié. C’est en prenant en compte l’histoire de votre chat, la relation qui vous unit, l’environnement de votre cohabitation (passé, présent et futur), les aménagements possibles, et peut être même l’évolution du comportement de votre chat suite à ces changements, que vous obtiendrez les réponses à vos questions.
Voici une liste de professionnels en régions :
http://www.operrha.com/annuaire-comportementalistes/comportementaliste-en-france.html
En vous souhaitant le meilleur pour la suite,
Bien cordialement,
Julie Decompte
22 juillet 2009 à 16 h 06 min
Bonjour Julie Decompte,
Merci beaucoup pour votre réponse. C’est vrai que ce n’est pas possible de répondre par mail interposé à une situation aussi complexe mais j’ai compris qu’il faut encore du temps pour que chacun s’adapte ou du moins pour évaluer l’adaptation de chacun. Peut-être que mon chat aussi, à ça façon, évaluera s’il vaut mieux retourner à la vie vagabonde, avoir faim, froid et devoir se défendre des autres congénères mais être libre, où vivre entre quatre murs mais avoir la vie matérielle plus sûre et de l’affection… Car entretemps, je me suis un peu renseignée, même à la campagne, la vie est dure pour les chats, question territoire à défendre, etc…
Merci encore
Bien cordialement
Liliana Valli
22 juillet 2009 à 19 h 55 min
Bonjour,
Si votre futur logement offre un accés libre en permanence vers l’extérieur, votre minette sera en effet libre de « choisir »… Quelle chance pour elle que d’avoir la possibilité d’organiser son équilibre comme elle le « souhaite » ! En général, les chats dans cette configuration trouvent leur confort en composant une vie entre captivité et liberté… De cette façon, ils bénéficient des caresses et des croquettes tout en chassant et exprimant librement leur territorialité !
Chouette avenir qui s’offre à votre chat !
Je vous souhaite une très bonne continuation,
Caresses au félin,
Et bien cordialement,
Julie Decompte
16 août 2009 à 22 h 59 min
Bonjour.
Voila, aujourd’hui je viens d’aller chez ma tante dont la chatte a eu des petites. Je souhaite en adopté une mais j’ai peur que mon chien, un cocker de 5 ans, soit jaloux. Il est habituellement très jaloux quand quelqu’un approche ma mère (la personne qu’il préfère dans la maison) donc sera-t-il jaloux du chat mm si celui ci ne s’approche pas trop de ma mère?
Et j’aimerai savoir aussi si le chat sera malheureux car je vis en appartement.?
Vite aidez-moi SVP!
26 août 2009 à 9 h 28 min
Bonjour,
Je ne peux pas vous dire si votre chien se sentira en compétition avec le chaton. Mais les quelques éléments que vous m’apportez ici m’inspirent la plus grande prudence. Je vous invite à prendre contact avec un professionnel pour évaluer les risques d’une telle cohabitation avant d’accueillir le chaton.
La liste des professionnels comportementalistes ici :
http://www.operrha.com/annuaire-comportementalistes/comportementaliste-en-france.html
En vous souhaitant une bonne continuation,
Bien cordialement,
Julie Decompte
22 novembre 2009 à 10 h 38 min
Mon chat était à l’origine un peu sauvage, il vivait à la campagne, libre de faire ce qu’il veut, et je l’ai pris, il avait déjà profité de la liberté de la nature.
Je lui avais acheté un arbre à chat, un modèle plutôt de base que j’ai personnalisé pour lui, mais en fait, il s’est très bien adapté à sa vie de patachon !
Puis mon minou est tombé malade des années après, et je l’ai repris en appartement, et de nouveau, après des années de vie dehors, il est redevenu un bon patachon d’intérieur !
Il se trouve que tout s’est très bien passé lorsque je l’ai mis en appartement, moi même j’avais été très surprise
Donc il y a des exceptions
Par la suite, j’ai du le ramener à la campagne car mon ami était allergique
Peut-être ai-je eu de la chance ou il était très intelligent : il s’adapte très bien (sauf pour la voiture!)
Bravo pour votre blog, il est très instructif